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  1. Faire des économies sur mon éclairage
  2. nérer des revenus ou produire localement 
  3. Mettre en place une stratégie gagnante d'achat d'électricité pour 2021, 2022 ou 2023

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Juin 2020

Convention citoyenne : nucléaire évacué 

 Nombre de commentateurs s'offusquent de l’absence du nucléaire tricolore dans les propositions de la Convention citoyenne, souligne Anne Bringault, du Réseau action climat, dans un point de vue de Marianne. Un choix pourtant justifié, selon elle, car le nucléaire n’est pas un enjeu « climat » : fermer de vieux réacteurs en les remplaçant par les renouvelables ou prolonger leur fonctionnement pose des questions de sûreté, mais n'a pas d'incidence sur le climat. En revanche, la réduction de nos consommations d'énergie est un sujet clé puisque RTE estime que grâce à cela, notre consommation domestique d'électricité n'augmentera pas jusqu'en 2035. À cet horizon, rien n'impose la construction de nouveaux réacteurs et il est même possible d'en fermer plus que prévu. En revanche, l'avenir de la filière nucléaire tricolore constituera l'un des débats charnières de l'élection présidentielle. Réseau action climat considère que le développement d'EPR présente plusieurs inconvénients majeurs, tandis que les renouvelables ont plusieurs avantages décisifs, en termes de compétitivité et de créations d’emplois. Ces énergies nécessitent de travailler sur la flexibilité du réseau électrique et sur des stockages d'énergie innovants.  (Marianne)

Mai 2020

Un avis sensé du Président de Plüm Energie sur la transition énergétique 

 chacun est d'accord pour changer le monde, personne ne s'accorde pour dire comment, constate Vincent Maillard dans une tribune de L’Opinion. Beaucoup trop pensent que ce monde d'après doit être celui qu'ils préconisaient avant, selon lui. Dans le secteur de l'énergie : les pro-nucléaires trouvent leur conviction renforcée ; alors que les producteurs d'énergie verte et leurs fournisseurs pensent au contraire qu'il faut relocaliser la production au plus près des clients, à partir de sources renouvelables. Je fais bien sûr partie de cette seconde catégorie, écrit-il, avant d’affirmer que le débat entre les deux camps est aussi stérile qu'il est absurde : admettons donc enfin que personne ne détient la solution, mais que chacun peut en détenir une part. S’il note qu’il n’y aura pas de nouveau plan Messmer, il reconnaît que cela ne signifie pas que le nucléaire n'aura pas sa place, car il reviendra aux Français d'en décider. Et c'est la responsabilité collective de tous les acteurs du débat énergétique, de Greenpeace à EDF, de donner aux citoyens les moyens de choisir en pleine connaissance de cause. Il appelle donc à conduire un vrai débat sur les enjeux et les modalités d'une transition énergétique souveraine, afin de préparer le monde d’après. (L’Opinion)

Fin des tarifs réglementés de l'énergie : un guide pour les consommateurs professionnels

La loi Énergie climat de 2019 a modifié les catégories de consommateurs éligibles aux tarifs réglementés de vente (TRV) en gaz et en électricité. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) publie un guide pour informer les consommateurs concernés par ces changements. Seront intéressés, à partir du 1er décembre 2020, les consommateurs non domestiques de gaz consommant moins de 30 MWh/an. À compter de cette date, ils devront se tourner vers une offre de marché. Les consommateurs domestiques consommant moins de 30 MWh/an, les propriétaires uniques d'un immeuble à usage principal d'habitation consommant moins de 150 MWh/an, et les syndicats des copropriétaires d'un immeuble, disposent d'un délai supplémentaire jusqu'au 1er juillet 2023. Concernant l'électricité, les consommateurs professionnels employant plus de dix personnes ou dont le chiffre d'affaires, les recettes ou le total de bilan, excèdent 2 M€/an, devront aller vers une offre de marché avant le 1er janvier 2021. À la fin du premier trimestre 2020, 40 000 clients professionnels et 3,8 millions de clients résidentiels sont encore aux tarifs réglementés de vente pour le gaz naturel. Quelque 900 000 clients professionnels d'électricité seraient également concernés par ces évolutions futures.

Avril 2020

Elisabeth Borne : "il faut garder le cap de la transition énergétique"

« La crise sanitaire n'efface pas l'urgence climatique », affirme Elisabeth Borne dans une interview aux Echos. Preuve de son volontarisme, le gouvernement publie aujourd’hui le décret d'application de la PPE « sans en faire varier les objectifs ». Seuls deux ajouts ont été réalisés : l'accès au système de tarif de rachat en guichet a été élargi aux projets photovoltaïques plus puissants, la limite passant de 100 kWc à 300 kWc. Et l'échéance de sortie du charbon pour les réseaux de chaleur a été ramenée à cinq ans contre dix ans jusqu'ici. « Si nous devons tirer des enseignements de la crise que nous traversons, c'est bien de poursuivre la diversification de notre mix énergétique, affirme la ministre. Le yoyo sur les prix du baril du pétrole nous montre que nous avons intérêt à nous émanciper d'une énergie dont le prix peut varier très fortement et très rapidement. Par ailleurs, si le système électrique a été au rendez-vous pendant la crise, les impératifs d'entretien des centrales nucléaires (…) nous indiquent que nous serons d'autant plus résilients en diversifiant les sources de production. » EDF a en effet annoncé ces derniers jours une réduction drastique de sa production d'électricité nucléaire en 2020. « Cette PPE fixe un cap bienvenu » pour les filières, souligne le délégué général du SER. Si 2020 sera une année très chahutée, tout sera fait pour atteindre les objectifs de mise en chantier dans l'éolien ou encore dans le solaire, assure encore Elisabeth Borne, « notamment grâce au guide de bonnes pratiques sanitaires réalisé par la filière du BTP ». « Nous allons également ajuster les calendriers des appels d'offres et les fractionner, si nécessaire, afin de tenir les objectifs sur l'année 2020 », ajoute la ministre.

Comment l’investissement dans les énergies renouvelables peut contribuer à la relance de l’économie après la crise sanitaire 

 Le rapport IRENA du 20/04/20 montre que « la décarbonation du système énergétique peut soutenir la reprise économique à court-terme, tout en créant des sociétés et économies résilientes et inclusives ». Selon l’Irena, l’investissement nécessaire est d’environ 130.000 milliards de dollars. « Un investissement dont les gains socio-économiques seraient massifs », estime l’agence. Les gains sur le PIB mondial sont estimés à plus de 98.000 milliards de dollars d’ici 2050. « Cela permettrait de quadrupler le nombre d’emplois dans les énergies renouvelables », souligne le rapport, soit 42 millions d’emplois. Le secteur de l’efficacité énergétique pourrait également se renforcer de 21 millions d’emplois.
 
 

 

Mars 2020

Municipales : comment verdir les consommations d'énergie des collectivités

Les collectivités locales ont dépensé, en 2017, 3,9 Md€ pour leurs consommations énergétiques, soit 4% de leur budget.
Les offres d'énergie verte représentent un des moyens d'action des collectivités pour verdir leurs factures d'électricité et de gaz. Ces offres s'appuient sur le dispositif des garanties d'origine, qui certifie qu'en France ou en Europe, « une quantité d'énergie renouvelable équivalente à leur consommation a effectivement été produite (...). Ce document électronique permet notamment au client de connaître la source renouvelable d'énergie, le nom et l'emplacement du site de production concerné » selon l'Amorce. En 2018, 70 % des collectivités interrogées par l'association déclarent avoir acheté de l'électricité verte, 6 % du gaz vert. Mais aujourd'hui, le marché des garanties d'origine est marqué par une offre supérieure à la demande.
Pour aller plus loin, neuf collectivités planchent, depuis 2016, sur la question de l'achat d'électricité verte en circuit-court. L'objectif est de « garder la valeur ajoutée de l'électricité sur [notre] territoire, explique Sylvie Mingant, responsable énergie de Brest métropole. Nous avons d'abord pensé à l'autoconsommation territoriale mais aujourd'hui, l'autoconsommation collective comporte trop de contraintes (périmètre…). Cela ne nous paraît pas un modèle approprié pour la métropole ». Le projet a abouti à la création d'un opérateur de marché, Selfee, qui joue à la fois le rôle d'agrégateur, de fournisseur et de responsable d'équilibre. Brest métropole est la première des collectivités à tester le concept pour acheter l'énergie produite par son usine d'incinération des ordures ménagères (UIOM), qui parvenait en fin de tarif d'achat. « L'électricité produite localement est vendue sur le marché de gros 3 €/MWh, et nous la rachetons 4,50 €. Avec un circuit-court, l'objectif est de mieux valoriser cette différence en rémunérant davantage l'électricité vendue et en diminuant son prix d'achat, dans un esprit gagnant-gagnant », souligne Sylvie Mingant.

Bilan électrique 2019

Production

La production française d’électricité est en baisse de 2% par rapport à 2018 et s’élève à 537,7 TWh de production électrique en 2019. La baisse de 3,5% de la production nucléaire sur l’année et le recul de la production d’hydroélectricité en sont les raisons principales. En effet, la production nucléaire représente 70,6% de l’ensemble de la production et la filière hydraulique représente 11,2% du mix énergétique français (et représentait 12,5% en 2018). Le recul de la production charbon et l’augmentation de la production d’origine renouvelable a permis de faire baisser les émissions de CO2 de 6%. Ce niveau le plus bas depuis 2015.

Consommation

 En 2019, la France a consommé 473 TWh d’électricité et diminue légèrement de 0,5% (avec une consommation brute de près de 474 TWh pour un recul de 1%) par rapport à l’année 2018 : la consommation a tout de même tendance à se stabiliser depuis quelques années.

23% de la consommation est couverte par les énergies renouvelables en 2019, avec une puissance totale qui s’élève à 53 609 GW.

Causes de la volatilité

Le climat peu favorable au développement de la filière

Le réchauffement climatique est une des causes principales de la baisse de la consommation.

Une consommation électrique au plus bas depuis 10 ans

  • La loi climat-énergie a pour objectif de réduire à 50% la production nucléaire de la production totale en France à horizon 2035, cette baisse se constate dès aujourd’hui
    • Deux réacteurs de la centrale de Fensenheim sont arrêtés en 2020
  • Les centrales à charbon voient leurs productions ralentir car elles sont censées fermées définitivement d’ici 2022

À noter : des tensions géopolitiques ont ralenti les échanges d’énergie en Europe, notamment entre l’accord d’échange Ukraine-Russie, et n’a pas aidé au développement des exportations d’électricité française.

 

Février 2020

Les placements verts séduisent

De plus en plus de plateformes sur internet proposent aux épargnants de faire fructifier leur argent en misant sur des projets écolos, durables, et rentables, observe Le Figaro Magazine. Plus de la moitié des épargnants (57 %) souhaitent désormais que leur épargne intègre le développement durable, selon une étude du cabinet Deloitte publiée l’an dernière. « Aujourd'hui, les plus jeunes utilisent les outils web classiques pour militer et investir. Les plates-formes ont révolutionné les pratiques », confirme Patrick Sapy, directeur de Finansol. Lumo, spécialiste des renouvelables, a été racheté par Société générale en 2018. « Dans ce domaine, le rendement est lié à la vente d'énergie », d’où la visibilité qu’offre un tarif d'achat d'électricité « connu à l'avance », souligne Laure Verhaeghe, cofondatrice de Lendosphère. Par ailleurs, les porteurs de projets, des filiales de fournisseurs d'énergie (SUEZ, EDF...), ont les épaules solides. En contrepartie, ces projets sont souvent réservés aux voisins des installations, est les enjeux des fournisseurs d'énergie sont liés à « l'acceptabilité » des projets, explique Léo Lemordant, président d'Enerfip. 

Hydrogène : un pari sur le long terme

L’hydrogène sera-t-il le couteau suisse de la transition énergétique, s’interroge Le Revenu, qui note que ce marché est évalué à 1 000 milliards de dollars par HSBC d’ici 2050. La promesse de l’hydrogène n’est pas nouvelle, écrit l’hebdomadaire, mais jamais la volonté politique et les moyens financiers n’ont pu être conjugués. On parle de 65 milliards d’euros d’investissements d’ici 2030, rien qu’en Europe, pour développer les infrastructures nécessaires. Le marché mondial pourrait décupler en trente ans. « L’hydrogène est souvent présenté comme le chaînon manquant de la transition énergétique, car il a un pouvoir de décarbonation important », explique Emmanuel Austruy, de BCG. L’hebdomadaire revient également sur les différences entre l’hydrogène gris, bleu et vert. Le Revenu se penche en bref sur trois acteurs cotés à la Bourse de Paris : Air Liquide, McPhy Energy et Plastic Omnium. Enfin, l’hebdomadaire dédie un encart à la voiture à hydrogène, soulignant que les rares modèles commercialisés par Toyota et Hyundai se traduiraient par des pertes de l’ordre de 80 000 euros par véhicule

Janvier 2020

"72% de nucléaire dans l'électricité c'est trop"

La ministre de la Transition énergétique, Emmanuelle Wargon, s’est exprimée sur la politique énergétique de la France dans les années à venir. Face au changement climatique, le nucléaire semble avoir de nouveau la cote. Le secteur rappelle régulièrement qu'il s'agit d'une énergie bas carbone et que sa disparition pourrait, paradoxalement, relancer les activités plus polluantes comme c'est le cas en Allemagne avec l'ouverture d'une nouvelle centrale de charbon. Pour autant, pas question pour la France de tout miser sur le nucléaire. "72% de nucléaire dans l'électricité, c'est trop" tranche-t-elle. 

Après une hausse importante en 2019, le gouvernement confirme une nouvelle augmentation de 2.4% au 1er février 2020. Commet expliquer cette nouvelle hausse ?

Au 1er février 2020, les tarifs réglementés de l'électricité, fixés par les pouvoirs publics, vont augmenter de 2,4% pour les particuliers et les petits professionnels (segment C5).  C'est en effet la préconisation de la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE). Cette hausse "représente environ 21 euros par an en moyenne sur la facture d'un consommateur résidentiel".

Cette nouvelle hausse de l'électricité reflète en partie "l'augmentation du coût de l'approvisionnement", elle est aussi due à la temporisation et au gel des tarifs pendant l'hiver 2019. En effet, en pleine crise des "Gilets jaunes", le gouvernement avait décidé de reporter la hausse de 5,9%, préconisée par la CRE, au 1er juin 2019.

Une autre raison de l’augmentation provient du dépassement des quotas de nucléaire (ARENH fixé à 100 TWh ne répondant pas entièrement à la demande des fournisseurs d'électricité, ces derniers devant se fournir directement sur le marché de gros, pour un prix supérieur à celui proposé par l'ARENH).

Enfin le MWh d'électricité nucléaire coûtera bientôt 45€ au lieu de 42€.

Décembre 2019


L'énergie propre attise les convoitises

Partis après leurs concurrents européens, EDF, ENGIE et Total investissent dans le renouvelable, mais la France n'a pas su créer une filière industrielle, analyse Le Figaro, dans un dossier énergie. Le retard est particulièrement criant pour le solaire. « Seuls 900 MW ont été installés en 2018, alors qu'il en faudrait presque quatre fois plus pour atteindre l'objectif de 40 GW en 2028 », insiste Jean-Louis Bal. Concernant les éoliennes terrestres, « le marché est dynamique, avec 1,6 GW ajouté en 2018, mais on est un peu en dessous des 2 GW annuels nécessaires », ajoute le président du SER. Les mastodontes français du secteur se livrent une compétition acharnée, surtout dans l'éolien et le solaire. Il en va de leur image, mais pas seulement. Leurs « investissements constituent de véritables relais de croissance, dans un contexte où la baisse des coûts des installations permet de rendre l'équation économique très compétitive », explique Clément Le Roy, spécialiste de l'énergie au cabinet de conseil Wavestone. ENGIE a prévu d'investir 2,5 milliards d'euros pour développer 9 GW de capacités renouvelables en trois ans dans le monde. De son côté, EDF compte presque doubler ses capacités installées dans les renouvelables entre 2015 et 2030. Quant à Total, il évalue ses investissements « bas carbone » à environ 1,5 à 2 milliards d'euros par an, mais intègre dans son calcul le gaz naturel. ENGIE et EDF ont beau faire course en tête dans l'éolien et le solaire en France, « le marché du renouvelable n'est pas réservé qu'aux grands groupes nationaux. Plusieurs structures françaises plus petites tirent leur épingle du jeu », précise Clément Le Roy. « S'ils jouent un rôle important sur le périmètre national, sur l'échiquier européen voire mondial, nos champions français se retrouvent plutôt dans le peloton », poursuit cet expert. (Le Figaro, p.20)

La France prend les commandes du premier Airbus des batteries

La Commission européenne a attribué, hier, le label « Projet européen d'intérêt commun » au programme commencé par la France et rejoint par six autres Etats membres de l'UE, rapporte Les Echos. Ce feu vert permet aux Etats concernés de cofinancer le projet sans tomber sous le coup des aides d'Etat illégales, condition sine qua non à la participation des 17 entreprises impliquées, au premier rang desquelles PSA et Saft. Le total des aides d'Etat promises devrait atteindre 3,2 milliards d'euros, qui s'ajouteront aux 5 milliards d'investissement prévus par les entreprises. Bercy promet 700 millions d'euros d'aides, et la somme de ces dernières devrait atteindre quelque 960 millions en ajoutant les aides des collectivités territoriales et des subsides européens. L'Allemagne devrait par exemple injecter 1,25 milliard d'euros et l'Italie 570 millions. Le défi de l'Europe est de bâtir toute une chaîne de valeur continentale. « L'industrie européenne ne sera plus contrainte d'importer des batteries du bout du monde et pourra offrir aux Européens des véhicules électriques véritablement verts », pointe Bruno Le Maire. « Nous devons définir les standards d'avenir et allons revoir le cadre légal en ce sens, notamment sur les conditions d'extraction des matières premières et les obligations en matière de recyclage des batteries », insiste le commissaire européen à l'Energie, Maros Sefcovic. A terme, « l'accès au marché européen pourrait être interdit aux batteries ne respectant pas ces futurs critères », précise-t-il aux Echos. Un autre projet du même type, piloté celui-ci par l'Allemagne et auquel devraient aussi participer des acteurs français, est aussi en gestation. Il devrait être officiellement lancé en 2020 et impliquerait une cinquantaine d'entreprises. Le quotidien livre également un décryptage sur le sujet, se demandant si l’Europe peut gagner cette guerre des batteries. Selon le quotidien, c’est sur les générations suivantes nécessitant moins de cobalt, voire sur l'électrolyte solide, que les Européens auraient leur chance. Reste la question de l’approvisionnement en matières premières. (Les Echos, p.18)

Novembre 2019

Climat : l’Europe s’engage vers la neutralité carbone

Un compromis a été trouvé à la veille du week-end sur la taxonomie, rappelle L’Opinion, qui note que celui-ci s’inscrit parfaitement dans l’agenda de la commission Von der Leyen qui doit présenter son pacte vert après-demain. Pour y parvenir, trois leviers seraient activés : l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe, des investissements supplémentaires, et la taxonomie. Par ailleurs, le marché des green bonds vient de franchir le cap des 500 milliards d’euros sous l’impulsion d’émissions « jumbo », tel l’emprunt de 6 milliards d’euros lancé avec succès par les Pays-Bas en mai dernier. (L’Opinion, p.4)

En bref, Les Echos signale que l’Autorité bancaire européenne a annoncé vendredi le lancement d'un plan d'action pour encourager une finance plus soucieuse de l'environnement d'ici à 2025. Le gendarme bancaire prévoit ainsi de soumettre les établissements à des « tests de résistance au changement climatique » pour identifier leurs vulnérabilités à ce risque. (Les Echos, p.31)

Par ailleurs, La Croix indique qu’à l'occasion de la COP25, les ONG et les pays touchés par les catastrophes naturelles souhaitent que le mécanisme de Varsovie dédié aux pertes et préjudices soit remis à plat à l'occasion de la COP25, en apportant des financements spécifiques. Les pays développés refusent de « mettre au pot », expliquant qu'ils déboursent déjà des sommes importantes pour le fonds vert et « l'aide humanitaire en cas de catastrophe naturelle », souffle un négociateur. (La Croix, p.17)

Autoconsommation collective

De nouvelles règles pour libérer l'autoconsommation collective. Seule « une vingtaine de projets » dans ce secteur sont en cours, selon le ministère de la Transition écologique, relayé par Les Echos, mais un nouvel arrêté vise à changer la donne. Publié le 24 novembre, il définit un cadre juridique pour ce type d'autoconsommation. Deux sites participant au même schéma d'autoconsommation collective ne pourront pas être situés à une distance de plus de deux kilomètres.L'arrêté restreint la puissance totale des installations, à 3 MW. Autre point essentiel pour la CRE : ces installations doivent contribuer de façon équitable au coût d'entretien des réseaux, donc ne pas obtenir d’exonération pour le Turpe. Malgré ces nouvelles règles, le principal obstacle au développement de l'autoconsommation en France demeure, à savoir le bas prix de l'électricité en France.

Linky nuisif ?

En donnant parfois gain de cause à des personnes se disant victimes des ondes électromagnétiques, les tribunaux s’attirent les foudres des scientifiques, observe L’Express. Au mépris des constats de la science, le juge des référés de Tours a ainsi enjoint à Enedis de retirer les appareils Linky du domicile de 14 plaignants, mais aussi de ne pas fournir une électricité dans des « fréquences comprises entre 35 et 95 kHz », invoquant un « risque suffisamment sérieux pour leur santé », dans une ordonnance du 30 juillet 2019.